Chapelles et bastides en pays de Serres

PAYS de plaines et de faible relief (altitude maximum 270 mètres), le Lot-et-Garonne est irrigué par les deux grandes rivières qui lui ont donné son nom. 

La Garonne parfois dévastatrice, s’écoule d’est en ouest sur plus de 110 km. Le Lot, son affluent du nord la rejoint à Aiguillon, au pied du majestueux “Pech de Berre”. Entre ces deux cours d’eau, le Pays de Serres, correspond à une zone géologique constituée de plateaux calcaires et de vallons encaissés, orientés nordest/ sud ouest, qui s’étend, au nord, du confluent jusqu’à Cahors (Lot) et au sud, jusqu’à Montaigu-du-Quercy (Tarn-et-Garonne). En Lot-et-Garonne, 7 cantons constituent cette région, particulièrement riche en églises et chapelles romanes.

“Aux environs de l’an Mil, dans tout l’univers, mais surtout en Italie et dans les Gaules, on construisit les églises à neuf. Il semblait que la terre se secouant, dépouillait ses vieux vêtements et revêtait çà et là un blanc manteau d’églises” écrivait le moine bourguignon Raoul Glaber, vers 1040, contemporain de cette période de mutation et de renouveau. Ces nombreux édifices religieux, sans prétention aucune, sont souvent l’oeuvre d’artisans du pays, bâtis avec des matériaux rudes selon un schéma simple et harmonieux : une nef unique le plus souvent voûtée en berceau, un choeur qui se termine en cul de four, de rares ouvertures, un clocher pignon, parfois des traces de fortifications et une ornementation dépouillée et toujours fonctionnelle. 

Elles sont souvent isolées dans la campagne, dans un cadre charmant et serein qui invite le promeneur à s’y arrêter un instant pour y découvrir leurs beautés dissimulées. Quelques bastides remarquables sont également visibles dans cette région de coteaux et notamment celle de Puymirol qui fut la première à être construite en Agenais en 1246 par Raymond VII, Comte de Toulouse.

La Carte du circuit 1