Côteaux de Gascogne Art Roman

LA GARONNE franchie, s’ouvrent les portes de Gascogne. Cette région, située au Sud-Est du département, aux limites du Tarn-et-Garonne et du Gers, a pour nom le Brulhois.

Cette appellation un peu oubliée revit grâce à la création d’une zone vinicole : les “Côtes du Brulhois” (A.O.C.). A la fin du Xe siècle, les conditions spirituelles, très présentes, se manifestent par de grands élans de ferveur religieuse, le développement du culte des reliques et l’engouement pour les pèlerinages, notamment celui de St-Jacques-de-Compostelle. C’est à cette époque, au moment où les villes se relèvent d’une longue période de troubles et d’invasions, qu’apparaît l’art roman. Il se répand dans tout l’occident chrétien et dure jusqu’à la fin du XIIe siècle, apparaissant en Agenais au XIe siècle. Il est étroitement lié au renouveau monastique qui s’amorce au même moment avec l’installation d’établissements tels ceux de Moirax et de Layrac.

L’art roman est beaucoup plus un Art d’architectes que de décorateurs. Il marque le triomphe de la pierre de taille appareillée, l’apparition des voûtes de pierre, le succès d’une combinaison ordonnée des formes et des volumes.

L’art roman correspond aussi à l’apparition de nouveaux goûts esthétiques dans une société en pleine mutation. Il est divers et se caractérise par une multiplicité d’influences. C’est avant tout un Art international, mais avec une forte unité, un Art de synthèse et de création. Il recueille les héritages de l’art romain et des arts orientaux. Le plan adopté le plus souvent est le plan basilical en croix latine avec un choeur tourné vers l’est. L’éclairage, en général faible est assuré par les fenêtres des bas côtés, ou plus rarement par les hautes fenêtres de la nef. La sculpture romane, d’une imagination expressive est tributaire de l’architecture ; elle s’intègre dans les éléments de construction (chapiteaux des piliers, linteaux, tympans et autres parties des portails).

Les thèmes iconographiques s’inspirent souvent de motifs antiques et orientaux ; les thèmes de l’apocalypse sont également très exploités. Les fresques, autre élément important du décor roman, restent assez rares.

Les églises ont la plupart du temps subi des transformations plus ou moins importantes au cours des siècles, mais on s’attache depuis quelques décennies à redonner à ces édifices leur aspect primitif.

La Carte du circuit 2