Châteaux et bastides en Guyenne

Cette région de polyculture, d’élevage et de viticulture, limitée par la Gironde, la Dordogne et le Lot offre toutes les caractéristiques de ses prestigieux voisins. Elle abrite de nombreuses bastides dont les plus remarquables sont Monflanquin, Villeréal et Castillonnès. Elle est aussi marquée à chacune de ses extrémités par deux châteaux classés par la région comme “Sites Majeurs d’Aquitaine”. A l’est, la forteresse de Bonaguil, pur joyau de l’architecture féodale, conçu pour être imprenable mais qui n’a pu vérifier cette éventualité, n’ayant jamais subi de siège, au contraire de celui de Duras, situé au coeur de vignobles réputés, dans le prolongement naturel de ceux du Bordelais.

Cet édifice fut maintes fois l’objet de conflits. Il a subi de multiples évolutions depuis sa construction au XIIe par la famille de Bezeaume. En 1308, la famille de Goth, apparenté au premier Pape d’Avignon Clément V, le reconstruit. Cette même année, Marquesie de Goth épousera Arnaud de Durfort et le monument restera jusqu’en 1849 dans cette famille très puissante. A la fin du XVIIe l’un des descendants le transforma en château de plaisance. Une maquette en retrace les différentes étapes dans une des salles audiovisuelles. On trouve également dans les sous sols du château un musée ethnologique très intéressant. La légende rapporte ces propos de Louis XIV : “Si je n’avais Versailles, je voudrais avoir Duras”. Chaque été, musique, théâtre ou sons et lumières font revivre les évènements qui ont habité ces lieux prestigieux de Guyenne.

Au Nord du Dropt, des maisons à empilages, constituées de poutres de chêne ou de châtaignier d’une seule portée, empilées horizontalement les unes sur les autres et s’entrecroisant aux angles par des assemblages, le plus souvent mi-bois, ont parfois conservé leur forme originelle, mais ont pu également être agrandies, d’un étage de colombages ou prolongées d’un mur de pierres. Au Nord du Fumélois, la forêt tient une large place, exploitée en grande partie par des entreprises locales pour, selon les essences, la production de bois de merrain destiné à la fabrication de parquet et le pin ou le chêne pour le bois d’oeuvre. La forêt c’est aussi les châtaignes, les noix et les champignons qui représentent un complément de revenu non négligeable.