Bastides et point de vue sur le Lot

La vallée du Lot est le berceau de la prune d’ente qui, après cuisson devient le réputé “pruneau d’Agen”, rapportée selon la légende de Palestine par les chevaliers de l’ordre du Temple. La plus grande concentration de bastides, ou villes nouvelles, se retrouve également dans cette vallée. Ce nouveau type d’habitat se développa aux XIIIe et XIVe siècles, pour répondre à des intérêts à la fois stratégiques, politiques et économiques. Les principaux fondateurs en furent Alphonse de Poitiers, frère de St-Louis, les comtes de Toulouse ou les sénéchaux d’Angleterre.

La fondation d’une bastide était marquée par un acte officiel dit de paréage, passé entre le propriétaire des lieux et le fondateur. Une charte des coutumes était établie, précisant de façon détaillée, les droits et les devoirs de la population. Un long pieu “pal”, portant les armoiries du fondateur, était planté pour marquer l’événement. Ces villes devinrent rapidement des lieux d’échange favorables au commerce par l’organisation régulière de foires et marchés. Elles furent également source de nombreuses rivalités, changeant assez régulièrement de main selon l’évolution des conflits Franco-Anglais de cette période troublée.

A l’opposé des bourgades de cette époque, aux ruelles tortueuses et enchevêtrées, les rues se coupent à angle droit selon un plan en échiquier. La place centrale est entourée d’arcades (cornières) d’où partent les rues principales qui aboutissent aux portes de la ville. L’église, souvent fortifiée, est implantée en retrait dans un des angles de cette place. L’histoire de la vallée du Lot, c’est aussi la gastronomie. Des villages s’animent chaque été pour faire la fête au pruneau d’Agen à St-Aubin, aux fruits à Prayssas et à la tourtière à Penne d’Agenais et Tournon d’Agenais.